Retards, dégradation du service et… grèves, les abonnés d’une ligne SNCF se sont mis symboliquement en « grève » pour faire entendre leur voix auprès du transporteur, à qui ils ont soumis un « cahier de doléances », rapportait Le Monde il y a quelques semaines.

Des usagers de la SNCF en «grève » contre la dégradation du service

Des abonnés de la ligne SNCF Angers-Le Mans-Paris observent une « grève » de présentation de leurs titres de transport pour protester contre la dégradation du service, tandis qu’une pétition réunit des milliers de signatures, indique, vendredi, un porte-parole.

« De 160 à 200 abonnés qui effectuent une navette quotidienne sur Paris se regroupent dans les voitures-bars de leurs trains avec des badges “Abonnés en grève” et refusent de présenter leurs titres de transport », a indiqué Pascal Mignot, un porte-parole de ce mouvement, en précisant que les contrôleurs se montraient « très compréhensifs ». « On observe une très nette dégradation du service, pour lequel nous payons très cher, avec des retards à répétition très préjudiciables professionnellement », a-t-il souligné.

Les pétitionnaires, qui dénoncent également la dégradation du service, exigent notamment des compensations pour les retards des TER, le respect des horaires et un gel de la hausse de tarifs. « Les usagers en ont marre d’être des vaches à lait », souligne l’Avuc dans un communiqué.

Ce mouvement, qui n’est pas encore constitué en association, exige également un dédommagement pour les jours de transport perdus lors des grèves de l’automne et a adressé un « courrier de doléances » à la SNCF. « Nous souhaitons étendre le mouvement mardi aux lignes Lille-Paris, Tours-Paris, Reims-Paris et Lyon-Paris », a indiqué M. Mignot.

Un rendez-vous avec la direction régionale des Pays de la Loire est prévu vendredi après-midi, a-t-on appris auprès de M. Mignot et de la SNCF. Parallèlement, une pétition nationale initiée au Mans début janvier par l’Association des voyageurs usagers des chemins de fer de la région Ouest (Avuc) compterait vendredi « plus de 7 500 signataires », selon un porte-parole, Willy Colin. « Cette mobilisation est à la hauteur du mécontentement des usagers, tant du TGV que des TER », précise M. Colin, qui estime que l’objectif des 10 000 signatures devait être rapidement atteint.